Kinshasa : le Collectif 24 outille les médias sur le journalisme citoyen et la protection des lanceurs d’alerte
Le Collectif 24, avec l’appui du National Endowment for Democracy (NED), a ouvert lundi 23 février 2026 à Kinshasa un atelier de formation consacré au « Journalisme citoyen et à la protection des lanceurs d’alerte en RDC ». Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Retraire (Renforcer la transparence et l’accès à l’information pour faciliter la redevabilité).
Organisée dans la salle Kundelungu du Nouveau bâtiment administratif (NBA), la rencontre a réuni des professionnels des médias de la capitale, tout en associant, par visioconférence, des participants du Sud-Kivu, du Haut-Katanga et du Kongo-Central.
Le journalisme citoyen, moteur de participation démocratique
La première journée a porté sur les principes du journalisme citoyen et les techniques de production de l’information. Intervenant à cette occasion, l’enseignant et chercheur Adelard Obul O’Kwess a mis en lumière les fondements conceptuels et les exigences éthiques de cette approche participative.
Pour lui, le journalisme citoyen constitue un levier essentiel dans les sociétés contemporaines, en ce qu’il permet aux citoyens de faire entendre directement leurs préoccupations et de proposer des pistes de solution. « Il ne s’agit plus uniquement du journaliste qui parle au nom des autres, mais des citoyens eux-mêmes qui prennent la parole sur les questions qui les concernent », a-t-il expliqué, insistant sur la responsabilité et la rigueur nécessaires dans le traitement de l’information.
La protection des lanceurs d’alerte au cœur des échanges
La seconde séquence des travaux, animée par Me Paul Nkuadio, juriste et expert des médias, a été consacrée au cadre juridique et aux mécanismes de protection des lanceurs d’alerte en République démocratique du Congo.
L’intervenant a rappelé que les alertes concernent principalement des faits de corruption, de fraude, de détournement de fonds ou d’abus de pouvoir. Il a souligné que l’auteur d’une alerte doit agir de bonne foi, sans recherche d’avantage financier et dans l’intérêt général.
Toutefois, certaines limites légales demeurent, notamment en ce qui concerne le secret médical et le secret des délibérations judiciaires, considérés comme des domaines protégés par la loi.
Les échanges entre participants et intervenants ont permis d’approfondir les normes juridiques applicables en RDC ainsi que les défis pratiques liés à la protection effective des dénonciateurs.
Prévu jusqu’au 25 février, l’atelier ambitionne de consolider les capacités des professionnels des médias en matière de transparence, d’accès à l’information et de redevabilité publique.
NKONGOTO ITAKA Prince
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