Moïse Nyarugabo: « la divulgation maximale de l’information publique doit devenir la règle et le secret l’exception »
Le sénateur Moïse Nyarugabo apporte son soutien à la campagne en faveur du vote de la loi sur l’accès à l’information publique en République démocratique du Congo. Son « oui » tient d’abord au fait que la loi sur l’accès à l’information publique est d’une grande importance parce que l’information est, à ses yeux, l’oxygène de la démocratie.
« C’est l’ingrédient le plus essentiel pour la transparence et la bonne gouvernance », dit-il.
Cet élu des élus de Kinshasa estime que le secret est le socle de la corruption, du détournement et de tous les autres maux dans les temps. De ce point de vue, il devient impérieux, note-t-il, de remanier le postulat qui dit: le principe était le secret et la divulgation était l’exception. Pour lui, il faudra révolutionner les choses.
« Nous voulons changer avec cette loi », explique le sénateur Moïse Nyarugabo.
Par conséquent, avance-t-il, la divulgation va être le principe et le secret, l’exception. A en croire Moïse Nyarugabo, la loi sur l’accès à l’information doit permettre la divulgation maximale.
Selon ses explications, ce droit- là repose sur deux piliers. Le premier pilier, c’est l’obligation des organes publics, des détenteurs de l’information qui touchent à l’intérêt public de publier les informations. Et le deuxième pilier, c’est plutôt c’est lui qui repose sur le droit de chaque citoyen.
Il s’agit, commente-t-il, pour tout citoyen de demander une information à un détenteur, que ce soit à un organe public, une institution ou même un privé, mais qui détient une information d’intérêt public. D’après lui, la loi viendra donc, régler tous ces mécanismes.
Cette loi répondra à la question : comment demander ces informations et les obtenir et comment les utiliser?
Le sénateur Nyarugabo pense à une mutualisation des efforts de toutes les forces vives pour que la République démocratique du Congo puisse avoir cette loi en vue d’améliorer la gouvernance.
Il justifie sa position du fait que tous les pays qui ont déjà adopté la loi portant accès à l’information sont considérés vraiment comme des pays avancés et ouverts, alors que c’est une touche noire négative pour les pays qui n’ont pas encore cette loi. Ces derniers sont considérés comme des pays qui cachent les informations, qui ne sont pas ouverts à la démocratie.
Rappelons qu’il y a quelques années, une proposition de loi sur l’accès à l’information a été présentée au parlement et elle attend encore d’être alignée et examinée.
Le sénateur Moïse Nyarugabo espère que cette fois-ci la proposition de loi sur l’accès à l’information publique va être adoptée par les deux chambres. Et puis, envoyée au Président de la République pour promulgation.
Collectif 24
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