RDC : Washington relève trois failles dans la transparence des finances publiques

RDC : Washington relève trois failles dans la transparence des finances publiques

La République démocratique du Congo (RDC) doit encore améliorer la transparence de ses finances publiques. Dans son Fiscal Transparency Report 2026, publié le 11 août et portant sur les pratiques observées en 2025, le Département d’État américain relève trois principales insuffisances, tout en reconnaissant plusieurs avancées dans l’accès aux informations budgétaires.

Selon le rapport, le projet de budget et le budget adopté sont largement accessibles au public en ligne. Les principales recettes et dépenses y sont présentées, tandis que les recettes effectivement collectées sont restées globalement proches des prévisions votées. Le gouvernement a également réalisé des revues budgétaires en cours d’exercice et soumis les principaux comptes extrabudgétaires à un contrôle.

Des progrès sont également constatés dans les industries extractives. Les critères d’attribution des contrats et licences sont définis par les textes et appliqués dans la pratique. Certaines informations relatives aux contrats ainsi que les données sur les marchés publics sont par ailleurs accessibles au public.

Le Département d’État américain estime toutefois que des efforts restent nécessaires dans trois domaines. Premièrement, le rapport de fin d’exercice, qui permet de comparer les prévisions budgétaires aux dépenses réellement exécutées, n’a pas été publié dans le délai requis.

Deuxièmement, le contrôle parlementaire et civil des budgets consacrés à la défense et au renseignement demeure perfectible. Troisièmement, le fonds souverain, malgré un cadre juridique jugé solide, ne publie pas encore de manière complète les sources de son financement ni les règles encadrant les retraits.

Le rapport pointe également le manque de détails concernant les entreprises publiques. Si le budget renseigne sur les allocations qui leur sont accordées, leurs revenus versés à l’État et leur niveau d’endettement, Washington estime que ces informations devraient être davantage détaillées. Cette situation est importante pour l’évaluation des risques financiers susceptibles, à terme, de peser sur les finances de l’État.

Au-delà des exigences administratives, le constat américain porte ainsi principalement sur la qualité et la disponibilité de l’information financière. Pour Washington, une meilleure transparence doit permettre au public et aux institutions de rapprocher plus facilement les prévisions budgétaires, leur exécution, la dette publique et les engagements de l’État.

La RDC affiche donc des avancées en matière de transparence budgétaire, mais plusieurs zones importantes des finances publiques restent encore insuffisamment documentées.

Share this content:

Laisser un commentaire